Semaine nationale des proches aidants

Du 3 au 9 novembre se déroule la semaine nationale des proches aidants de 2019.

À travers le Québec, plusieurs organismes soulignent à leur façon le travail et la détermination de ces héros trop souvent oubliés. Chez S.MOBILE nous côtoyons sur une base régulière des proches aidants d’aînés de près ou de loin. Pour cette raison, nous voulions prendre un moment pour vous informer un peu plus sur les défis auxquels ils doivent faire face ainsi qu’à la contribution importante qu’ils apportent à notre société.

Comment définit-on un proche aidant d’aîné?

Nous aimons particulièrement la définition donnée par Mme Jessica Smith, coordonnatrice soutien aux proches aidantes au Y des femmes dans son article « Le rôle du proche aidant » qui dit :

« Un proche aidant d’aîné est toute personne qui fournit régulièrement et sans rémunération, du soutien ou des soins à une personne âgée ayant une incapacité significative ou persistante, et avec qui elle entretient une relation familiale ou affective préexistante »[1] 

Qui sont les proches aidants d’aînés?

Afin de mieux comprendre qui compose ce groupe de personnes, voici quelques statistiques tirés d’un rapport publié par L’appui pour les proches aidants d’aînés

Selon un recensement effectué en 2012, au Québec, plus de 1,13 million de proches aidants ont offerts des soins ou soutien à domicile à une personne aînée. Parmi ceux-ci:

  • 56% d’entre eux occupaient un emploi
  • 25% d’entre eux étaient retraités
  • 9% d’entre eux étaient aux études

Plus de la moitié des aidants avaient entre 45 et 64 ans

En termes de temps consacré à prendre soin d’un aîné :

  • 64% d’entre eux ont investit en moyenne 5 heures
  • 15% d’entre eux ont investit entre 5 et 9 heures
  • Plus de 20% entre eux ont investit plus de 10 heures

Dans 87% des cas, l’aidant ne cohabitait pas avec la personne aînée [2]

Quels sont les défis auxquels font face les proches aidants?

Le manque de temps

Tel que le démontre les statistiques plus haut, la plupart des proches aidants investissent un minimum de 5 heures par semaine à prendre soin d’un proche. Ce nombre peut sembler comme très peu, mais imaginez pour un moment que vous devez libérer 5 heures dans votre semaine pour aller prendre soin d’un proche. Entre le travail à temps plein et les heures interminables dans le trafic, commencez-vous à trouver cela difficile? Et si on ajoute à cela que ce temps n’est souvent pas donné le même jour mais divisé sur plusieurs jours? Avez-vous considéré qu’en plus du trafic pour vous rendre au travail, vous devrez comptabiliser le temps de déplacement pour vous rendre et revenir de chez votre proche?

Avez-vous des enfants?

Avec le vieillissement de la population et le fait que les gens ont des enfants de plus en plus tard dans la vie, un nouveau terme est apparu dans les dernières années, celui de la « Génération Sandwich ». Des parents qui doivent partager leur temps entre répondre aux besoins grandissants de leurs parents et celui de leurs enfants. Rapidement, les proches aidants ne trouvent plus le temps de faire de l’exercice, de se reposer, de gérer leur stress et de se nourrir adéquatement. Ces facteurs combinés peuvent mener à des problèmes de santé physique et mentale graves. D’ailleurs, des études ont démontrées que plusieurs proches aidants développent des pensées suicidaires ou homicidaires.[3]

Présence de démence

Un autre défi auquel les proches aidants d’aînés doivent souvent faire face est la présence de démence chez l’être aimé. Selon les dernières données de l’info-base de santé Canada (2016-2017), plus de 432 000 aînés (65 ans et +) sont atteints d’une démence diagnostiquée. De plus, à chaque tranche de 5 ans, la probabilité d’être diagnostiquée avec une démence double. La présence d’une démence chez le proche a un impact majeur en termes de temps et d’apport financier que l’aidant doit combler. Selon un plus vieux rapport trouvé dans la même base de données :

  • Les Canadiens atteints d’une démence ont besoin de 74 heures de soins informels par semaine
  • Les aidants naturels dépenseront environ 4600$ par année pour chaque personne atteinte d’une démence dont ils ont la responsabilité[4]

En plus de ces deux facteurs, il va sans dire que l’adaptation peut être très grande pour les proches aidants qui souvent ont connu leur proche lorsqu’ils étaient en pleine santé et avaient toutes leurs capacités. Les aidants craignent pour le bien-être physique et mental de leur proche, mais surtout pour leur bonheur. Cela peut générer énormément d’anxiété et de tristesse chez l’aidant qui doit prendre bien soin de s’entourer adéquatement afin de ne pas nuire à sa propre santé.

Ressources

Sans l’implication des proches aidants, le fardeau de la prise en charge de nos aînés s’alourdirait grandement. Notre population est vieillissante, nous le savons. Nous le voyons autour de nous, l’entendons aux nouvelles et de plus en plus de mesures légales sont mise en place pour venir en aide à nos aînés. Le rôle de nos proches aidants est crucial au bon fonctionnement de notre société. Ne l’oublions pas.

Si vous connaissez vous-même des proches aidants d’aînés nous aimerions vous encourager à leur tendre la main plus fréquemment. Faites-leur savoir que vous êtes présents et encouragez-les à aller chercher de l’aide.

Voici quelques ressources qui pourraient être utile :

(Sur leur site vous trouverez un bottin complet des ressources pour les proches aidants d’aînés sous l’onglet « Trouver des ressources »)

(Ou tout autre Centre d’action bénévole dépendamment de votre région)

(Ou encore une fois, celle de votre région)

 

N’hésitez pas à partager notre Blogue et ces ressources avec tous ceux que vous connaissez.

Bonne semaine des proches aidants !

 

[1]  Le rôle du proche aidant par Jessica Smith (2014)

[2]  Portrait Statistique des proches aidants de personnes de 65 ans et +, au Québec (2012)

[3]  Proches aidants : Idées suicidaires et homicidaires (2018)

[4] La démence au Canada, y compris la maladie d’Alzheimer (2017)

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